A l’heure d’écrire ces lignes, il existe 475.619 logements à Bruxelles. Parmi ceux-ci, un peu plus de 39.000 foyers vivent dans un logement social (soit 8%). Or, il y a encore un peu plus de 41.000 demandes de logement social en attente. Il serait donc nécessaire de doubler le parc pour répondre à cette demande. Du côté des AIS, le parc se compose d’un peu plus de 4.800 logements. Enfin, pour être complet, du côté des communes et de leurs CPAS, elles gèrent environ 8.000 logements.

Le dernier dénombrement de La Strada (2018) nous montre que 4.187 personnes sont sans abri, dont 51 % vivent en rue ou dans un centre d'accueil d’urgence.

Enfin, le rapport de l’observatoire des loyers de la SLRB, datant de 2017, nous indique que le loyer moyen pour un studio est de 500 € et pour un appartement avec une chambre de 610 €.

Au vu de ces quelques chiffres, il est aisé de comprendre que la crise du logement s’intensifie de plus en plus et que trouver un logement digne et abordable financièrement est devenu mission impossible lorsque l’on touche un RIS. Si en plus vous souffrez d’une maladie psychiatrique, il y a fort à parier pour que vous soyez victime de discriminations : la plupart des propriétaires ont peur d’un revenu provenant du CPAS, de la mutualité ou encore du SPF handicap, s’inquiètent lorsque l’on parle d’un administrateur de biens ou encore refusent une garantie locative CPAS...

Comment faire face à ces multiples défis ?